HISTOIRE · FONDATION
Une fondation portée par la foi — 1579
L'origine d'un héritage qui traverse les siècles
Doña María de Guzmán a consacré sa fortune à donner vie au Monastère de Santa Catalina, refuge spirituel pour des femmes consacrées. Plus de quatre siècles plus tard, son héritage perdure entre ces murs.
En 1579, dans une Arequipa encore jeune et en construction, doña María de Guzmán — riche veuve à la foi profonde — décide de consacrer sa fortune à la création d'un monastère dédié à sainte Catherine de Sienne. L'autorisation vient du vice-roi Francisco de Toledo, et l'acte de fondation, signé le 10 septembre, est avalisé par le Cabildo d'Arequipa et l'évêché de Cuzco — la ville n'ayant pas encore son propre archevêché. Cette décision, prise dans un temps de ferveur religieuse et de consolidation coloniale, donne naissance à l'un des ensembles monastiques les plus exceptionnels du continent.
Le monastère est d'abord pensé comme un refuge pour les filles des familles créoles et métisses les plus aisées d'Arequipa, dont beaucoup ne pouvaient se marier faute de dot. Avec le temps, il accueille aussi des novices de moindres ressources, tandis que des servantes et des laïques accompagnent la vie quotidienne des lieux. Derrière les murs en sillar se forme une communauté autosuffisante, avec des rues, des places et des passages qui rappellent les villes andalouses dont elle s'inspire.
Doña María de Guzmán et les premières années
María de Guzmán est nommée première habitante et prieure du monastère, charge qu'elle assume pendant les premières années de l'institution. La promesse fondatrice est simple : élever un lieu où la vie contemplative pourrait s'épanouir sous l'égide de l'Ordre des dominicaines. Le premier cloître, modeste et fonctionnel, marque le début d'une expansion qui se poursuivra pendant plus de deux siècles.
Le séisme de 1582 et la reconstruction
À peine trois ans après la fondation, un violent séisme secoue Arequipa et endommage gravement les premières édifications. Loin de stopper le projet, la communauté entreprend une patiente reconstruction, profitant de l'abondance du sillar — la pierre volcanique blanche et rosée des volcans Chachani et Misti qui conférera au monastère son caractère inimitable. Au cours des siècles suivants, d'autres mouvements sismiques (1687, 1784, 1868) imposent de nouvelles restaurations que le monastère sait à chaque fois absorber.
Au fil de ces siècles, le monastère grandit en silence, ajoutant des cloîtres, des cellules, des cours et des chapelles. Chaque génération y dépose son empreinte, façonnant un palimpseste architectural que l'on parcourt aujourd'hui comme une ville suspendue dans le temps.
Un héritage vivant
Plus de quatre cents ans plus tard, l'héritage de doña María de Guzmán est toujours vivant. Les religieuses continuent d'habiter une zone réservée du monastère, tandis que depuis le 15 août 1970 le reste s'est ouvert au public pour partager cette mémoire patrimoniale avec le monde.
"Partager cette mémoire patrimoniale avec le monde"
Jalons historiques
Moments clés de notre histoire
1579
Fondation du monastère
1582
Un séisme endommage les bâtiments d'origine
1715–1723
Construction du Grand Cloître
1748
Édification du clocher
1944
Déclaré Patrimoine culturel du Pérou
1970
Ouverture au public (15 août)
2000
Inscrit sur la Liste de l'UNESCO dans le cadre du Centre historique
Aujourd'hui
Plus de 400 ans d'histoire vivante
-
1579
Fondation du monastère
-
1582
Un séisme endommage les bâtiments d'origine
-
1715–1723
Construction du Grand Cloître
-
1748
Édification du clocher
-
1944
Déclaré Patrimoine culturel du Pérou
-
1970
Ouverture au public (15 août)
-
2000
Inscrit sur la Liste de l'UNESCO dans le cadre du Centre historique
-
Aujourd'hui
Plus de 400 ans d'histoire vivante
